Accessibilité cognitive et neurodiversité
L’accessibilité cognitive vise des contenus compréhensibles par des personnes dyslexiques, autistes, avec TDAH, troubles de la mémoire ou simplement fatiguées. Elle repose sur la clarté, la prévisibilité et le contrôle laissé à l’utilisateur.
Les règles essentielles
- Langage simple : phrases courtes, jargon évité, abréviations expliquées.
- Instructions claires : présentation linéaire, étapes numérotées.
- Moins de distractions : pas d’animation lancée automatiquement ; respect de
prefers-reduced-motion; contenu en mouvement contrôlable (RGAA 13.8). - Espacement : aérez le texte, limitez la longueur des lignes à environ 70 caractères.
- Retour immédiat : confirmez chaque action, annoncez les changements d’état.
- Cohérence : navigation et aide placées au même endroit (WCAG 3.2.6).
Exemple de code
@media (prefers-reduced-motion: reduce) {
*, *::before, *::after { animation-duration: .01ms !important; transition-duration: .01ms !important; scroll-behavior: auto !important; }
}Comment tester
Activez la réduction des animations dans votre système, lisez la page à voix haute, demandez à un relecteur extérieur de résumer la tâche attendue. Voir le guide W3C WAI sur l’accessibilité cognitive.
Questions fréquentes
Le langage simple est-il exigé par le RGAA ?
Le RGAA ne l’impose pas en tant que tel mais plusieurs critères (clarté des intitulés, mouvement, contrastes) y contribuent ; c’est une bonne pratique recommandée.
Qu’est-ce que prefers-reduced-motion ?
C’est une media query CSS qui détecte la préférence système de réduction des animations pour l’adapter.